



Avant la découverte d’un filon d’amiante dans la région en 1876 par Joseph Fecteau, un cultivateur du coin, l’économie locale reposait uniquement sur l’agriculture. Plusieurs entrepreneurs sautèrent rapidement sur cette occasion en achetant de nombreuses concessions. Roger Ward fut le premier à obtenir des droits d’exploitation miniers lors de son acquisition des terres de Mr. Fecteau. Son entreprise dorénavant connue sous le nom de la mine Bell fut en opération pendant 130 ans avant de fermer ses portes en mars 2008. En 1879, l’arrivée du réseau ferroviaire à Thetford Mines intensifia le développement de l’industrie de l’amiante et attira de nombreux travailleurs. L’urbanisation de la région suivit à une vitesse fulgurante et dans un très grand désordre. Les résidences étaient construits à proximité des opérations minières mais ne devaient pas empêcher l’agrandissement des mines environnantes. À plusieurs reprises, des quartiers entiers furent déménagés afin de permettre l’exploitation de nouveaux filons. Ceci explique le plan actuel de Thetford Mines où la plupart des habitations ont vue sur mine.
Gilles Gauthier, 56 lives amidst an unorthodox landscape. The path to his home zigzags through mining properties, which he has grown to value. He was born in the region and like his father and grandfather started working in the Asbestos mine as soon as he could. He still works there, 30 years later despite the closures of most mines. Nowadays, the Black Lake operation is the last remaining Asbestos mine in the region - which once boasted with over 10 mines - and in Canada. Like many of his colleagues, he hopes that the mine will remain open, at least until he reaches retirement in a few years.
__________________________________________________________
Gilles vit au milieu d'un paysage singulier. Le chemin jusqu’à sa maison zigzague entre différentes propriétés minières, leurs bâtiments abandonnés et les terrils qu’elles ont laissés sur place. C’est un paysage que Gilles dit affectionner à cause de son caractère unique et de l’histoire que ces vestiges racontent. Gilles est né ici et comme son père et son grand-père avant lui, il a commencé à travailler dans les mines d’amiante dès qu’il a pu, à 22 ans. 33 ans plus tard, il y travaille toujours.